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Cette page contient les réponses à des questions fréquemment posées à notre équipe de formateurs, ainsi que des conseils et des astuces présentés sous forme de questions.
Le meilleur
conseil
Le premier conseil pour bien performer en public est évidemment de bien se préparer
AVANT l'événement. Mais lorsque vous y êtes, prenez le temps d'arriver et de
vous installer. Vous avez certainement tous en tête le souvenir de cet orateur
qui, à peine présenté à son auditoire et pas encore vraiment installé derrière
son lutrin, a déjà commencé son exposé sans même remercier son présentateur.
C’est habituellement la façon typique de rater son premier contact.
Lorsque vous serez présenté à la salle, prenez le temps d’arriver et de
sourire à votre auditoire, ce qui vous donnera de la contenance et de
l’assurance. Les gens seront encore en train de vous applaudir dès votre
arrivée et d’échanger entre eux de premiers commentaires.
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Ce moment de silence, que vous utiliserez pour vous installer et établir un premier contact visuel avec l’auditoire vous permettra de vous imposer et de prendre la mesure et le contrôle de l’assemblée dès le départ.
Puis, remerciez la personne qui vous a présenté. L’auditoire s’identifie souvent à cette dernière et le fait de l’ignorer au début de votre exposé risque d’être interprété comme un manque de savoir-vivre, comme un signe de rejet ou à tout le moins d’indifférence. Lorsque vous êtes vraiment en possession de tous vos moyens et que le contact avec la salle est établi, c’est à ce moment seulement que vous pouvez débuter votre exposé.
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Un débit normal
Un débit normal, pour être bien compris, est de 140 à 160 mots à la minute. Plus lentement, vous endormirez votre auditoire. Parler plus rapidement surprendra votre auditoire qui devra faire un effort additionnel pour vous suivre.
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De surcroît, ce faisant, vous y perdrez en qualité d’élocution et de prononciation.
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Ses
bras et ses mains
Avez-vous déjà essayé de courtiser quelqu’un qui se tient devant vous les bras croisés? Pas facile hein! Dans nos civilisations occidentales, les bras croisés signifient la distance, l’obstacle, la défense. On se replie sur nous-mêmes pour mieux nous protéger. Au contraire, le processus de communication en est un d’ouverture aux autres, de générosité.
Le fait de croiser ses bras annule l’impact de liaison avec son public qu’on pourrait autrement créer en ayant une position plus décontractée. C’est presque aussi dévastateur que de tourner le dos à son public, nous amenant alors à couper complètement le contact avec lui.
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Ne mettez pas non plus les mains dans vos poches. Les femmes le font plus rarement, les hommes plus souvent. Et plusieurs d’entre eux y ajoutent le tintement des pièces de monnaie avec lesquelles ils jouent au fond de leur poche. C’est franchement désagréable pour l’auditoire. Passe encore qu’occasionnellement, debout devant un groupe, sans lutrin, on mette une main dans sa poche en utilisant l’autre pour accentuer l’importance d’un passage de notre propos. Mais de faire tout un discours les mains dans les poches ne nous aidera certainement pas à être plus communicatif, car ce geste transmet une impression de désinvolture et de non implication.
Ne mettez pas vos mains derrière le dos non plus. Ce geste est plutôt un signe de malaise et d’impuissance. Ayez une allure décontractée, ouverte à votre auditoire. En vous y exerçant, car il en faut toujours un peu pour apprendre à maîtriser ses mains, vous apprendrez à vous en servir comme d’un outil additionnel pour vous aider à mieux communiquer. La gestion des mains est déjà plus facile lorsque l’on tient un texte ou des notes, ou lorsque que l’on se retrouve derrière un lutrin, sur lequel on peut y déposer ses mains. Et encore là, faites attention de ne pas tambouriner sur le lutrin. On donne alors un signe de nervosité et d’incertitude.
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Comment s'habiller
Le code vestimentaire est une donnée qui évolue sans cesse et qui a des significations différentes selon les milieux avec lesquels on est en contact. Nous-mêmes accordons une importance plus ou moins grande à la façon dont nous nous habillons et au type de mode que nous épousons. Certains ont même tendance à se dire : « c’est mon style et que les autres fassent avec ».
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Il s’agit toutefois du premier signal que nous envoyons à notre auditoire, qui sera ou non confortable avec notre habillement. S’il l’est, il s’identifiera rapidement à nous et sera immédiatement disposé à nous entendre. S’il ne l’est pas, notre auditoire sera moins réceptif au début et ne nous écoutera pas avec la même attention, jusqu’à ce qu’il puisse passer par-dessus et se concentrer sur nos propos. Ce délai est toutefois néfaste à la qualité de la communication puisque pendant que les gens s’habituent à nous, ils ne nous écoutent pas vraiment. La règle de l'art en cette matière est de se vêtir à un niveau égal ou légèrement supérieur à celui de l'auditoire que vous tentez de conquérir.
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Les gestes inutiles et les tics
Si vous avez la chance de vous voir en action, il y a des chances que vous notiez certains mots ou certains gestes qui reviennent machinalement pendant votre prestation. Ce sera de jouer avec un crayon. Ou alors de marquer chaque phrase de votre exposé d’une tape ou pire, d’un coup de poing sur votre lutrin. Ou encore de parsemer votre discours d’une série de « alors » ou de « donc ». Ces gestes et mots parasites ne contribuent pas à renforcer votre présentation. Au contraire, les gens dans la salle le noteront et attendront la prochaine manifestation de votre tic. Pendant ce temps, ils ne se concentrent pas sur votre exposé et vous y perdez en intensité d’attention et d’écoute.
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Parmi les manies que nous observons le plus fréquemment, il y a celle de manipuler des objets (stylos, lunettes…) ou encore comme nous l’avons vu plus haut, de jouer avec la monnaie dans ses poches. Il faut faire attention aux habitudes verbales du genre « bon, disons que, d’accord, n’est-ce-pas ? bien, alors, O.K ». Il ne faut pas fumer durant une présentation, ni adopter une attitude corporelle fermée ou tendue ou sur une jambe (balancement). Il faut enfin vérifier ses cheveux, cravate, robe, et pantalons AVANT d’être présenté à l’auditoire.
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Le non-verbal
Qu’on le veuille ou non, la communication interpersonnelle est un peu une forme de théâtre. On ne peut affirmer une chose alors que tout notre corps, notre gestuelle, nos expressions disent le contraire.
Je me souviendrai toujours de ce président d’une importante compagnie d’assurances venu chez nous pour s’exercer en prévision de son discours à livrer lors de l’assemblée
prochaine des actionnaires. Un discours épatant, rempli de promesses, qui allait faire une différence importante dans le cours des affaires de la compagnie. Hélas, il était livré sans âme, sans voix presque, dans une position quasi immobile.
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Bougez, que diable! Je comprends qu’il y a une marge entre gesticuler sans arrêt et l’immobilité de la femme de Loth. Il n’est pas inutile de mettre en relief un passage important du discours en ayant recours à un geste approprié au moment opportun.